Avant-propos

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Il existe aujourd’hui, en ce qui concerne les TDCI, trois types de pays dont chacun requiert un ensemble différent de messages pour les consommateurs.

Certains pays, y compris quelques uns relativement importants, n’iodent pas du tout le sel ou le font à de quantités négligeables. Dans ces pays, la priorité est de faire en sorte que la population comprenne qu’elle ne doit plus tolérer le fait que leur gouvernement ou leur industrie ne puisse pas mettre un peu d’iode dans le sel. Les gens ont besoin d’être informés que la carence en iode n’est pas une bonne chose, elle cause des lésions cérébrales différentes du goître, et que si le gouvernement se reprennait en mains, il mettrait de l’iode dans le sel.

Le second groupe de pays est bien sur la bonne voie d’ioder le sel et a besoin de juste un tout petit peu plus du même remède. Les secteurs du gouvernement devraient travailler de manière conjointe avec l’industrie pour atteindre les personnes qui n’utilisent pas le sel iodé. Ils devraient réfléchir à comment approcher les gens à travers quelqu’un de confiance, dans une langue qu’ils comprennent, et par des media qui leurs sont familiers et crédibles, découvrir ce qui les motivera à changer leurs habitudes. Mais quelque soit la stratégie choisie, les gens ont besoin des informations de base concernant les TDCI afin qu’ils exigent du sel iodé et continuent à l’utiliser.

Le troisième groupe, un ensemble croissant de pays, consomme déjà largement du sel iodé de telle sorte que les informations de base ne sont plus pertinentes. Dans ces pays, les personnes ont besoin d’être remémorées, d’être encouragées à observer ou de recevoir des compte-rendus sur le fait que les indicateurs de la qualité de l’iode se sont améliorés et que le développement intellectuel des enfants s’est probablement rétabli en conséquence de cela. De ce fait, elles devraient être certaines de continuer à prendre du sel iodé ainsi que de la mise en place des structures subordonnées pour s’assurer qu’elles reçoivent un sel iodé de bonne qualité.

Dans les deux derniers groupes de pays, vous avez de nombreux autres messages. Les gens devraient commencer à faire attention à la qualité du sel qu’ils achètent. Ils feraient mieux d’essayer de s’assurer qu’ils achétent une marque convenable de sel iodé, produite par une société réputée, qui a de bonnes chances d’avoir mis de l’iode dans celui-ci. Si ils achètent du sel raffiné parce qu’ils pensent qu’il est de meilleure qualité, ils devraient s’assurer qu’ils achétent du sel raffiné iodé. Ils doivent rechercher le logo, la marque ou une preuve que le sel est iodé. De plus, ils doivent pouvoir demander à leurs dirigeants politiques et à leurs fonctionnaires de la santé de s’assurer qu’une marque de sel qui prétend être iodée l’est en réalité. Si elle ne l’est pas, s’assurer que les inspecteurs sanitaires ou les autorités fassent ce qui est nécéssaire pour corriger cela.

Les règlementations gouvernementales et la publicité peuvent faire uniquement ainsi. A la fin, il revient aux personnes elles-mêmes de mettre en pratique les conseils de santé. Par conséquent, les consommateurs ont besoin d’accéder aux informations qui les motiveront et les rendront capables de porter leur choix sur le sel iodé et d’exiger une bonne qualité du sel qu’ils achètent.

David Alnwick                                              Venkatesh Mannar
Chef de la Section Nutrition, UNICEF      Directeur Executif, Initiative Micronutriment

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